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80.Hilkhoth Shabbath – Cours N80

Maké Bépatich – Frapper avec un marteau – Second cours

2 Avril 2017 – Rav Mordekhay Saksik

Cours enregistré pour le site Jardindelatorah.

Le cours a lieu dans les locaux de l’institution « Od Avinou Hay » que nous remercions.

Cours d’une heure et cinq minutes environ. Le cours est assuré via le système Webex qui permet une meilleure qualité de son.

Si vous souhaitez contribuer au financement de ce cours merci d’utiliser l’interface de DONS

Cours dédié à la Réfoua Shéléma de Aharon Aléxandre Ben Routh

 

Résumé du cours. Le cours audio est bien plus complet. Le résumé écrit est destiné aux révisions

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INTRODUCTION : La mélakha de Maké Bépatich ressemble beaucoup à la melakha de Boné. Boné, Soter et Maké be-patich sont d’ailleurs 3 melakhot qui vont ensemble mais Maké be-patiche est une mélakha distincte qui est dans la liste des 39 mélakhot (Travaux interdits pendant Shabbath).

TRADUCTION de Maké Bépatich : Frapper avec un marteau.

DÉFINITION de la Melakha de Maké Bépatich : L’exemple classique de Maké be-patich est de frapper avec un marteau. A partir de là on apprend toute ce qui peut en découler. Ainsi, on peut frapper un objet pour l’arranger, l’améliorer. Mon action ne fait pas partie de la fabrication de l’objet, mais mon action va l’améliorer. Cette amélioration est faite dans le corps de mon objet, elle n’est pas extérieure à l’objet. Le verre est déjà construit, il faut juste l’arranger, améliorer l’objet lui-même.

Ce sont ces deux conditions qui définissent Maké Bépatich :

Si ces deux conditions sont remplies, c’est interdit par la Thora de la Mélakha de Maké Bépatich. Si un objet fonctionne bien, qu’il s’est détérioré, et que je le répare, c’est Maké Bépatich. Le changement qui est dans le corps même de mon objet, cela entre dans la mélakha de Maké be-patich.

Si un objet se détériore après utilisation et que je le « répare », cela s’appelle « Métakène Mana ».

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QUELQUES EXEMPLES :

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AUTRES EXEMPLES :

Nous allons aborder le cas des boîtes de conserve et l’ouverture des bouteilles pendant Shabbath. Ces deux cas rentrent dans Maké Bépatich

Est-ce autorisé d’ouvrir une boite de conserve pendant Shabbat ?

Commençons par expliquer ce qui est problématique avec le fait d’ouvrir une boite de conserve pendant Shabbat. Lorsque l’on achète une boite de conserve, elle est entièrement fermée, elle n’a aucune ouverture. Avec mon ouvre-boite je vais créer une ouverture, je fais un Pétah=un trou, une ouverture. Je vais donc pouvoir vider la boite ou créer une utilisation de cette boite (la remplir par exemple). Faire un trou uniquement pour faire entrer n’est pas un interdit de la Thora, mais si c’est fait pour entrer et sortir, c’est interdit car on a amélioré l’ustensile (du fait de Maké Bépatich)

Si j’ouvre une boite de thon (par exemple) avec l’intention de la vider et de la conserver ensuite pour mettre des choses à l’intérieur, ou s’en servir (faire cuire un œuf par exemple), c’est interdit.

Si j’ouvre une boite de thon avec l’intention de la vider et de la jeter, alors c’est autorisé (certains décisionnaires interdisent). Pourquoi ?

Une Guémara que si on a un tonneau avec des figues, peut on l’ouvrir ? La Guémara dit que l’on peut ouvrir un tonneau entièrement fermé, seulement dans le cas d’un tonneau abîmé, en très mauvais état, qui a été réparé. Autre cas autorisé par une Guémara, si le contenant est jetable, utilisé puis directement jeté. Puisque cet ustensile n’est pas un vrai ustensile, qu’il est de mauvaise qualité, on a le droit de le casser pour prendre son contenu. Pourquoi ? Comme il est de mauvaise qualité on ne craint pas qu’on va créer une ouverture qui va permettre d’entrer et sortir (un contenu). Comme ce n’est pas un vrai ustensile je ne peut pas dire que j’ai amélioré cet ustensile et donc c’est autorisé.

Les Poskim (décisionnaires, majoritaires qui permettent) considèrent que puisque la boîte est faite pour être jetée juste après, cette boîte perd toute son importance, on ne peut pas considérer cette boîte comme un vrai ustensile. Elle a été créée uniquement pour conserver, ouvrir et puis la jeter; d’autant plus qu’elle n’est pas faite pour être vidée et remplie (et donc au maximum il y aurait un interdit d’ordre Rabbinique). On ne peut donc pas considérer que l’on enfreint « Maké Bépatich ». C’est pourquoi c’est autorisé. Si l’intention est uniquement de la vider et de la jeter, on peut ouvrir une conserve pendant Shabbat. 

Le cours s’est poursuivi sur l’opinion (minoritaire de ceux qui interdisent). Ceux qui font un trou en arrivent à abîmer la boite et c’est donc une très mauvaise solution; le mieux est alors d’ouvrir la boite de conserve avant Shabbath. Ecouter le cours pour des détails.

Est-ce possible d’ouvrir des bouteilles ? De vin ? De soda ? pendant Shabbath  [42]

Il existe deux sortes de bouteilles, dans les bouteilles de vin ou de bière le bouchon n’est pas attaché à la bouteille, il est seulement « posé ». Dans les soda il y a une languette, en tournant le bouchon la languette se sépare; j’ouvre et je peux vider la bouteille mais j’ai aussi fabriqué un bouchon.

Premier cas : les bouteilles de vin, bière…etc, les bouteilles dont le bouchon n’est pas attaché à la bouteille. La Guémara donne l’exemple d’un habit sur lequel un col était cousu afin d’assurer à l’acheteur que cet habit était neuf, le col était décousu lorsque l’habit était vendu. Le fait de découdre ce morceau de tissu durant Shabbat est interdit, car découdre le col permettait à l’acheteur d’enfiler sa tête et il s’agit donc d’une amélioration de l’habit. La Guémara demande pourquoi une Mishna permet explicitement d’enlever un couvercle du tonneau. Réponse car le tonneau a un couvercle qui n’est pas uni au tonneau et donc ce n’est pas fabriquer (contrairement à la boîte de conserve où le couvercle est complètement attaché). Le couvercle est extérieur au tonneau, il est différent du tonneau, c’est un deuxième élément au tonneau. Donc dans le cas de la bouteille (de vin ou de bierre) j’ai deux entités (comme le couvercle) et j’ai donc le droit de l’ouvrir, je n’ai pas fabriqué.

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Second cas : les bouteilles de soda, d’eau etc…Dans ce cas-là, on fabrique un bouchon. En débouchant la bouteille, j’ai séparé le bouchon de la petite languette à laquelle il était attaché. Il faut savoir que même si je dis que je fabrique un bouchon j’enfreins un interdit des Hakhamim et non de la Torah. En dévissant le bouchon, j’ai fabriqué le bouchon; mais cette manière de fabriqué n’est pas normale c’est donc un interdit d’ordre rabbinique. Lorsque j’ouvre le bouchon si mon intention n’est pas de créer un bouchon j’ai un cas de Passik Reshe (action automatique en faisant une première action qui est mon intention). Là encore, selon l’intention avec laquelle on ouvre la bouteille, cela sera autorisé ou pas. Si mon intention est d’ouvrir une bouteille sans vouloir utiliser un bouchon, alors c’est autorisé (passik Reshe dela Ni’ha lé bidvar derabanan). Mais celui qui ouvre une bouteille dans le but d’utiliser le bouchon fabriqué, c’est interdit (par ordre rabbinique). Certains Poskim Ashkénazes interdisent quoiqu’il en soit. Cependant, il est préférable de déboucher les bouteilles neuves de boisson avant Shabbat.

Lorsqu’on achète une nouvelle bouteille le bouchon ferme bien la bouteille. Il remplit le mieux sa fonction avant d’être séparé de sa languette. Lorsque je referme le bouchon, je n’ai pas amélioré ma bouteille (c’est moins bien que lorsq’il y avait la languette), ,il n’y a pas Méké Bépatich. Mais pour une autre bouteille, j’ai effectivement amélioré cette bouteille Il est donc autorisé d’utiliser le bouchon d’une bouteille pour fermer la même bouteille mais pas une autre. 

 

 

Durée du cours : 64 minutes environ

Pour télécharger le cours :[download id= »13658″]

Pour écouter directement le cours sur le site :

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