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La prière pendant ‘Hanoukka – Torat Hamoadim Chapitre X

La prière pendant ‘Hanoukka

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Retrouvez la Table des matières de ce livre

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L’étude de ce chapitre est consacré à l’élévation de l’âme de ‘Hanna Bat Rivka (Laure-Anna Teboul)

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La prière pendant ‘Hanoukka

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Véâl Hannissim pendant la prière (Âmida) (La prière pendant ‘Hanoukka)

 

1) [2-י-א] Durand ‘Hanoukka, il faut rajouter pendant les prières (Âmida) le texte « Wéâl Hannissim », pendant la partie des remerciements, juste avant de dire כולם ועל (voir siddourim). Même lors de la prière de Ârvith du premier soir de ‘Hanoukka, avant l’allumage, on dira Wéâl Hannissim. Ceci est valable même si on fait Ârvith en plein jour (après le Pélagh Hamin’ha) on dira malgré tout « Wéâl Hannissim » (bien que le moment de l’allumage ne soit pas encore arrivé).

2) [2-י-ב] Même pendant la prière de Moussaf, lors du Shabbath de ‘Hanoukka, ou au Moussaf de Rosh ‘Hodesh Tévéth on dira « Wéâl Hannissim ». En effet, même si le Moussaf vient seulement du fait du Shabbath ou de Rosh ‘Hodesh (sans rapport avec ‘Hanoukka) on doit faire quatre prières ces jours-là, et comme on a le devoir de faire Moussaf, cette prière n’est pas moindre que les autres de ce point de vue, et on doit donc y dire également «Wéâl Hannissim». 

Cas de celui qui se trompe 

3) [2-י-ג] Si quelqu’un a oublié de dire « Wéâl Hannissim » dans la ’Amida :

4) [2-י-ד] Si quelqu’un s’est trompé et a dit « Wéâl Hannissim » dans la partie רצה à l’endroit où on dit habituellement ויבוא יעלה, s’il s’en souvient plus tard à l’endroit habituel (après מודים), il le répètera à l’endroit usuel comme l’ont institué les ‘Hakhamim, que leur souvenir soit une bénédiction. Mais s’il a déjà dit le nom de D.ieu dans cette bénédiction alors il ne revient pas en arrière (et le § précédent s’applique).

5) [2-י-ד] Celui qui se trouve dans la ‘Amida au milieu de מודים alors que l’officiant a débuté la répétition de la ‘Amida et s’il dit « Wéâl Hannissim », il n’aura pas la possibilité de répondre à la Qeddousha (car il n’aura pas terminé la Âmida), malgré cela cette personne ne pourra pas sauter « Wéâl Hannissim » afin de répondre à la Qeddousha avec la communauté. Il devra dire « Wéâl Hannissim » comme l’ont institué les Sages et lorsque l’officiant arrivera à la Qéddousha (et lui est encore dans la Âmida) il se taira et écoutera la Qéddousha faite par l’officiant.

6) [2-י-ו] Si quelqu’un s’est trompé et a cru que lorsqu’on a complètement oublié de dire « Wéâl Hannissim » (Âmida finie) on doit recommencer la prière, il s’interrompra même au milieu d’une bénédiction et arrêtera cette prière.Différentes versions du texte « Wéâl Hannissim »

7) [2-י-ז] Pour le texte « Wéâl Hannissim » il existe plusieurs versions différentes, nous allons rapporter nombre d’entre elle :

8) [2-י-ח] Certains disent qu’à la fin de « Wéâl Hannissim » on dit כשם שעשית עמהם כן עשה עמנו (de la même manière que Tu as agi envers eux, agis envers nous [en nous sauvant]) ; cependant nombre de Rishonim (décisionnaires médiévaux) pensent qu’il ne faut pas rajouter ce texte ; tel est l’usage de ne pas ajouter ce texte.

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Le Hallel à ‘Hanoukka (La prière pendant ‘Hanoukka)

9) [2-י-ט] Pendant les huit jours de ‘Hanoukka on fait le Hallel complet (avec les bénédictions avant et après le Hallel).

10) [2-י-י] Les femmes sont dispensées de réciter le Hallel pendant ‘Hanoukka car c’est une Miçwah positive dépendant du temps et pour toutes les Miçwoth positives dépendant du temps (devant être accomplies à un moment précis, ici les huit jours de ‘Hanoukka) les femmes en sont dispensées. Si elles souhaitent le réciter, elles le peuvent, mais il ne faudra pas faire les bénédictions (ni avant ni après) car il y a un problème de bénédiction en vain d’après MARAN l’auteur du Shoul’han ‘Aroukh.Même pour les femmes de rite Ashkénaze, qui ont l’habitude de réciter les bénédictions sur les Miçwoth dépendant du temps, il est préférable qu’elles s’en abstiennent à ‘Hanoukka car c’est une Miçwah qui ne comporte pas d’action (se fait par la parole) et certains décisionnaires pensent que les femmes n’ont pas à faire de bénédiction pour une Miçwah positive dépendant du temps et ne comportant pas d’action même si elles sont de rite Ashkénaze. Malgré tout, si une femme de rite Ashkénaze souhaite réciter les bénédictions du Hallel elle a sur qui s’appuyer.

11) [2-י-יא] Un enfant mineur est dispensé de la récitation du Hallel. Cependant on enseigne à un enfant en âge d’éducation à réciter le Hallel, de la même manière qu’on éduque un enfant sur toutes les Miçwoth d’ordre Rabbinique.

12) [2-י-יב] Une personne en deuil a l’obligation de réciter le Hallel pendant ‘Hanoukka avec bénédictions et cela même pendant les sept premiers jours de deuil et même lorsqu’on prie dans la maison du défunt.

Cependant, un endeuillé ne sera pas officiant, lors de la prière du matin, pendant ‘Hanoukka et en particulier au moment où on récite le Hallel. Cela s’applique également après les sept premiers jours de deuil et pendant les douze mois de deuil observés lors du décès d’un père ou d’une mère ou bien pendant les trente jours de deuil observés pour les autres proches (frère, sœur, fils, fille et conjoint).

 

Certaines personnes de rite Ashkénaze ont l’habitude de ne pas dire du tout le Hallel dans la maison d’un endeuillé, chacun le disant plus tard chez soi.

 

Interruption pendant le Hallel

13) [2-י-יג] Les règles concernant la possibilité de s’interrompre pendant la récitation du Hallel sont celles qui prévalent pour l’interruption pendant la lecture du Shéma’ et de ses bénédictions. Tous les cas pour lesquelles on peut s’interrompre dans le Shéma’ et ses bénédictions sont permis d’interruption pendant la récitation du Hallel. De même lorsqu’on est entre deux chapitres du Hallel on a les mêmes règles que pour le Shéma’ et ses bénédictions (entre deux parties). En miroir, dans les cas pour lesquels on ne peut pas s’interrompre pendant le Shéma’ et ses bénédictions on ne pourra pas s’interrompre pendant le Hallel (c’est-à-dire uniquement les jours où on dit le Hallel complet, mais les jours où on ne dit pas le Hallel complet c’est-à-dire à Rosh Hodesh et à ‘Hol Hamoedh de Pessa’h, il y a lieu d’être souple et d’avoir les mêmes règles que pendant les « Péssouqé Dézimra »). Cependant, il est permis de répondre Amen lorsqu’on entend une bénédiction récitée par un tiers et qu’on se trouve en plein Hallel, bien que pour le Shéma’ dans un cas similaire on ne peut pas répondre Amen. 

 

Supplications pendant ‘Hanoukka

14) [2-י-יד] On ne dit pas les supplications (Viddouy et Néfilath Appaym) pendant les huit jours de ‘Hanoukka. De même, on ne dit pas les supplications à Min’ha la veille (du premier jour) de ‘Hanoukka. De même, on ne dit pas le psaume צרה ביום ה׳ יענך ni le psaume אזנך ה׳ הטה לדוד תפילה ; de même pendant Shabbath à ‘Hanoukka on ne dit pas צדקתך (en ce qui concerne le « Tsidouq Hadin » pendant Hanoukka [la prière dite pendant l’enterrement], voir plus haut au chapitre IX §9).

 

Psaume du jour à ‘Hanoukka (La prière pendant ‘Hanoukka)

15) [2-י-טו] Pendant les huit jours de ‘Hanoukka, lors de la prière du matin lorsqu’on dit le psaume du jour on ne dit pas « psaume que les léwites disaient … ». On dit seulement « Aujourd’hui est tel jour à partir de Shabbath » et on dit directement le psaume correspondant. Certains ont l’habitude de dire d’abord le psaume du jour et de poursuivre avec לדוד הבית חנוכת שיר מזמור (Psaume 30) tandis que d’autres ne disent que ce dernier psaume et ne disent pas le psaume du jour ; chacun poursuivra selon son Minhagh. Lorsqu’on dit le psaume 30 avant שאמר ברוך, on ne dit pas לדוד הבית חנוכת שיר מזמור mais on commence comme tous les jours à ‘ה ארוממך. Les Ashkénazim ont l’habitude de débuter à לדוד הבית חנוכת שיר מזמור toute l’année.[1]

 

Dire Bamé Madliqin à ‘Hanoukka

16) [2-י-טז] Le Minhagh des Séfaradim est de ne pas dire מדליקין במה le vendredi soir pendant ‘Hanoukka car dans ces Mishnayoth on précise les huiles et les mèches impropres à l’allumage des lumières de Shabbath alors que ces huiles et mèches sont aptes à l’allumage de ‘Hanoukka (ce qui pourrait induire de la confusion). Les Ashkénazim par contre disent מדליקין במה.

[1] Telle est également l’habitude de nombreuses communautés nord-africaines et notamment au Maroc. Cependant d’après l’aspect Qabbalistique de la prière les Séfaradim ne le disent pas ; voir le Ben Ish ‘Hai dans ‘Od Yossef ‘Hai (Parashath Miqeç – alinéa 15).

 

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Vous pouvez retrouver des centaines de cours audio de Rav David Yossef sur le site TORAH1

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Mis en ligne le 11 décembre 2014 – Mis à jour le 18 décembre 2019

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