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•Ben Ish Hai Quotidien• 29 décembre 2014

Yehonathan Chaoul Parsy

Les fautes à caractère sexuel (‘arayot, znout…) comportent trois niveaux : l’acte lui-même, la vue et la pensée. La vue et la pensée des ‘arayot sont des interdits en soi et non des barrières simplement posées devant l’acte et il faut se renforcer dans les trois par ne jamais fauter. C’est ce que Yaakov dit de Yossef dans le passouk: « ben porat Yossef » il est resté Yossef, pur dans l’acte, mais également « ben porat ‘alei ‘ayn » il est resté pur dans la vue ainsi que dans la pensée au dessus de la vue (‘ayn = oeil).

Il est possible d’y voir une allusion dans la guémara qui dit: « chaque fois qu’on interdit à cause de la vue des autres (qui pourraient mal interpréter et permettre un interdit), même caché dans une pièce fermée à l’intérieur d’une autre pièce fermée, cela reste interdit ». Car ce qui est interdit de voir à cause des ‘arayot, il sera interdit d’y penser dans notre cerveau qui est au plus profond de nous.

– Shabbat où il est interdit de laver le linge, on ne pourra pas étendre du linge mouillé pour qu’il sèche, de peur que celui qui nous voit pense que je viens de laver et qu’il est permis de laver.

– Et ce, même si le linge a été mouillé par la pluie, ou la transpiration ou en renversant accidentellement de l’eau. Par contre un habit comme un lange ou un bavoir qu’on veut étendre pour qu’il sèche après avoir été sali, il sera permis de le faire car sa saleté prouve qu’on ne l’a pas lavé.
(בן איש חי הלכות, פר’ ויחי, שנה ב’, הקדמה והלכות א-ב)

Dédié à la réfouah shélémah de Haya Simha bat Jeanette Jamilla, Mézala bat Haya Myriam, Ariella Arlette Myriam bat Mézala et Avner ben Simha.

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