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Birkat Hagomel pour les femmes – Rav David Pitoun

Birkat Hagomel pour les femmes

Dans la Hala’ha précédente , nous avons expliqué de façon générale, l’obligation de remercier Hashem à travers une Bérakha spécifique que l’on appelle Birkat Hagomel, lorsque l’on a vécu l’une des 4 situations suivantes : 

Les femmes sont également soumises à l’obligation de réciter Birkat Hagomel après l’une de ces situations, car il est évident qu’il n’y a aucune différence entre les hommes et les femmes en se qui concerne la reconnaissance envers Hashem pour tout le bien qu’Il nous prodigue. C’est ainsi que tranche également le Gaon Rabbi Moshé FEINSTEIN z.ts.l, ainsi que d’autres Poskim (décisionnaires).

L’auteur du Kenesset Haguedola écrit dans son commentaire sur le Shoul’han ‘Arou’h Ora’h ‘Haïm chap.219 :

Selon cela, de nombreux Poskim écrivent que l’usage le plus juste est que la femme se rende à la synagogue, et qu’elle demande par l’intermédiaire de son mari ou d’une autre personne, qu’on lui permette de réciter Birkat Hagomel lors de la lecture du Sefer Torah (avant la lecture, ou entre 2 montées, ou même à la fin), et toute l’assemblée écoute sa Bra’ha, et répond AMEN.

Mais sans la présence de 10 hommes, on ne peut en aucun cas réciter Birkat Hagomel, selon l’opinion de MARAN.

Une femme, après 7 jours depuis son accouchement, a le même statut que n’importe quel malade qui a guéri de sa maladie.

Par conséquent, une femme qui a accouché est soumise à l’obligation de réciter Birkat Hagomel.

Elle peut tout à fait le faire en réunissant un Minyan (10 hommes) chez elles, ou, si c’est un garçon, le jour de la Brit Mila, ou, si c’est une fille et que l’on organise un Zeved Habat (une fête pour la nomination), elle peut tout à fait réciter cette Bra’ha ce jour là, et le Kahal (l’assemblée) répond AMEN.

L’usage de certaines femmes qui s’abstiennent de réciter des Bra’hot ou de prier pendant leur périodes de menstruations, ou après un accouchement, n’a aucun fondement Hala’hic, et n’a été instauré, au fil du temps, que par des ignorants.

Les Poskim discutent sur le fait de pouvoir réciter Birkat Hagomel lorsqu’il fait nuit.

En effet, selon le ROSH (sur le chap.9 de la Gmara Bra’hot), Birkat Hagomel vient remplacer le Korban Toda (le sacrifice de remerciement à Hashem que l’on devait offrir au Beit Hamikdash dans certaines situations). Or, ce Korban n’était jamais offert durant la nuit.

A partir de là, certains Poskim estiment que l’on ne peut réciter Birkat Hagomel que lorsqu’il fait jour.

Parmi eux : le ‘Hatam Sofer (Shout ‘Hatam Sofer Ora’h ‘Haïm chap.51) ; le Ben Ish ‘Haï (Parasha de ‘Ekev, note 3) (selon le Ben Ish ‘Haï,si l’on a quand même réciter cette Bra’ha la nuit, on est quitte à posteriori) etc….

Cependant, d’autres raisons viennent expliquer Birkat Hagomel, et ces raisons n’impliquent pas forcément qu’elle soit récitée uniquement le jour (voir notre maître le ‘HYDA dans sou ouvrage Shout ‘Haïm Shaal tome 2, chap.11).

L’auteur du Sédé ‘Hemed (tome 6 page 434) fait remarquer que si Birkat Hagomel venait uniquement se substituer au Korban Toda (voir plus haut), on ne la réciterai pas non plus ni Shabbat, ni Yom Tov, puisque ces jours là, on n’offrait pas de Korban Toda au Beit hamikdash.

C’est pour cela que notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Zatsal tranche, qu’il est permis de réciter Birkat Hagomel, même durant la nuit (avec la présence d’un Minyan). Comme c’est souvent l’usage lors de la naissance d’un garçon, et que l’on réuni, le soir qui précède la Mila, 10 hommes à la maison pour célébrer Brit Its’hak (lecture collectives de textes du Zohar et autre), la femme se tient à la porte de la pièce et récite Birkat Hagomel, et l’assemblée répond AMEN.

On peut donc tout à fait réciter cette Bérakha durant la nuit.

Rédigé et adapté par R. David A. PITOUN France 5768 [email protected]

Rabbi Moshé FEINSTEIN Russie – (Lituanie) – Etats-Unis 20ème siècle, auteur du Shout Iguerot Moshé, et d’autres ouvrages

Kenesset Haguedola Rabbi ‘Haïm Benbeneshti Turquie 18ème siècle

Rosh Rabbenou Asher Allemagne-Espagne 13ème siècle

‘HATAM SOFER Rabbi Moshé SOFER Allemagne 19ème siècle

Ben Ish ‘Haï Rabbi Yossef ‘HAÏM Irak 19ème siècle

‘HYDA Rabbi Haïm Yossef David AZOULAÏ Israël – Italie 18ème siècle

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