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Haggada Béyad Hazak. Pourquoi ne fait on pas de bénédiction sur le récit de la sortie d’Egypte ?

Bénédiction récit sortie d’Egypte

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Pour la Réfoua Chéléma de Hanna rachele bat Sarah

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Pourquoi ne fait on pas de bérakha, bénédiction sur le récit de la sortie d’Egypte ? Nous devrions en faire une comme pour toutes les Mitsvot pour lesquelles nous faisons la bénédiction avant d’accomplir la Mitsva, alors que dans notre cas, la bénédiction de גאל ישראל qui a délivré Israël, se trouve à la fin du récit !

 

מעינה של ת ו ר ה (pages 25-26) au nom du ‘Hatam Sofer :

Comme à chaque génération tout un chacun doit se considérer comme étant sorti personnellement d’Egypte et donc chacun doit se considérer comme devenant juif maintenant, comme nous le disons dans la Haggadah « aux origines nos ancêtres étaient des idolâtres et maintenant l’Eternel nous a rapproché pour Son service », en conséquence nous nous comportons comme des personnes en voie de conversion et nous ne faisons pas la bénédiction sur « la délivrance d’Israël » avant la lecture de la Haggadah mais seulement après, car avec la récitation de la Haggadah nous renouvelons notre judéité et nous renouvelons notre rapprochement vers le service Divin.

Cette explication permet également de répondre à la difficulté suivante: dans tous les sacrifices de remerciement (תודה קרבן) nous associons des pains ‘Hamets et des pains de Matsa. Le sacrifice Pascal est un sacrifice de remerciement associé à la sortie d’Egypte, et là il est interdit de consommer du Hamets ! (d’ailleurs Abravanel dit que c’est là le fond de la seconde question[1] de Ma Nichtanah «Toutes les autres nuits nous mangeons ‘Hamets et Matsah et cette nuit-là nous ne mangeons que de la Matsah »)

En fait, puisque nous nous considérons comme sortant maintenant d’Egypte et que nous nous rapprochons maintenant du service Divin, dans ces conditions on doit faire un sacrifice d’inauguration (קרבן מילואים) qui doit être fait pour un nouveau service Divin et pour lequel on n’associe pas de ‘Hamets mais que de la Matsah !

 

L’auteur du Séfath Emeth ZaL répond à notre interrogation initiale d’une autre manière:

 

De la même manière il est évident et rationnel de faire des louanges et des remerciements envers Hachem, et tout un chacun comprend par lui-même qu’il faut le faire.

On raconte dans la Guémarah (Péssa’him 116a) que Rav Na’hman a demandé à son esclave: « un esclave que son maitre affranchirait et comblerait d’or et d’argent, que devrait dire cet esclave à son ancien maitre ? » L’esclave répondit : « Il doit le remercier et l’encenser ! » Alors Rav Na’hman répondit : voilà je suis déjà quitte de dire Ma Nichtana !! En conséquence c’est vraiment une Mitsva évidente pour laquelle il n’est nul besoin de faire une bénédiction.

 

 

Le Binath Yssachar rajoute

לְמַעַן תִּזְכּר אֶת-יוֹם צֵאתְךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם, כּל יְמֵי חַיֶּיךָ

afin que tu te souviennes, tous les jours de ta vie, du jour où tu as quitté le pays d’Egypte

 

En conséquence chacun doit parler de la sortie d’Egypte tous les jours de sa vie et cette Mitsva n’est jamais accomplie en totalité; sur une Mitsva de cette nature on ne fait pas de bénédiction, de la même manière qu’on ne fait pas de bénédiction sur la Mitsva de prier puisqu’on sait que « puisse un homme prier toute la journée » (il n’y a donc pas de limitation à prier)

C’est là l’intention du Magguid «nous avons une obligation de raconter la sortie d’Egypte », et si on considère que c’est vraiment une Mitsva alors pourquoi ne fait on pas de bénédiction dessus ? Le Magguid anticipe et donne la réponse « celui qui multiplie le récit de la sortie d’Egypte est digne de louanges » et en conséquence sur une telle Mitsva qui n’est pas bornée on ne fait pas de bénédiction !

 

Pour aller plus loin sur cette question , voir Responsa ‘Hazon Ôvadia du Grand de notre génération, Maran Harav Ovadia Yossef Zatsal – Responsa 19.

[1] Dans le מעינה של ת ו ר ה il dit la première question : il y a dans l’ordre des questions de ma nichtanah une différence entre les versions Ashkénaze et Sépharade

[2] Il existe deux types de commandements : ceux qui concernent l’individu vis à vis du Créateur et ceux qui concernent l’individu vis à vis de son prochain.

 

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Cet article Haggada Béyad Hazak – Les quatre coupes de vin  a été mis en ligne le 20 mars 2015 et mis à jour le 17 mars 2020

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