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La Mitsva de Bikour Holim (Rendre visite aux malades)

Rav David Pitoun

Bikour Holim

Article de l’auteur, Rav David Pitoun, initialement publié sur son blog http://ravdavidpitoun.blogspot.com/

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Selon les instructions personnelles de notre maître, le Rav Ovadia YOSSEF Zatsal, au site de la hala’ha Yomit, nous devons, de temps en temps, traiter de certains sujets Hala’hic qui contiennent également des idées de Moussar (Morale et étique juive).

Il est rapporté dans la Gmara Bava Metsia (30b) :

Il est rapporté également dans la Gmara Sota (14a) :

En vérité – explique la Gmara – le véritable sens de ce verset est le suivant :

Le principe général est qu’il nous incombe le devoir de se comporter avec bonté, et de pratiquer la bonté sous toutes ses formes, et entre autres, par la Mitsva de Bikour Holim (rendre visite aux malades).

Le sens de cette Mitsva réside dans le fait qu’en allant visiter le malade, nous nous tenons proches de ses différents besoins, afin de pouvoir lui offrir tout aide possible ; que ce soit dans sa nourriture, sa boisson ou ses médicaments, ou simplement par un sage conseil comme il est dit : « la délivrance n’aboutit que par de grands conseils », ou bien en lui nettoyant sa maison, comme la Gmara nous relate dans Nedraim (40a) :

Un jour, un élève de Rabbi Akiva tomba malade. Aucun de ses compagnons ne vint lui rendre visite. Rabbi Akiva lui rendit visite, et lorsqu’il arriva dans la maison de son élève malade, le grand maître se mit à laver et frotter la maison devant le malade. L’élève malade s’exclama : « Rabbi (mon maître) ! Tu m’as redonné la vie ! » Quand Rabbi Akiva sortit de la maison de son élève, il fit le Drash (le commentaire) suivant : « Celui qui ne rend pas visite au malade, est comparable à un meurtrier ! » (Dans la prochaine Hala’ha, B’’h B’’n, nous élargirons cette idée)

Même lorsque le malade est assisté de médecins et d’infirmières qui veillent sérieusement à tous ses besoins, notre maître, le Rav Zatsal écrit qu’il est quand même une Mitsva de lui rendre visite, de le réconforter, et de lui redonner courage. Comme il nous a été expliqué dans la Gmara Nedarim (40a) :

Voici les propos du RaMBaM (ou Maïmonide Rabbi Moshé Ben Maïmon Espagne – Egypte 12ème siècle) (chap.14 des lois sur les rois d’Israël, Hala’ha 4) sur notre sujet : « La visite aux malades est une Mitsva qui incombe tout le monde, même le grand doit visiter le petit, et même plusieurs fois par jour, à la condition de ne pas fatiguer le malade par ces visites. Celui qui rend visite au malade, est considéré comme s’il avait pris une partie de sa maladie et l’a soulagé, et celui qui ne lui rend pas visite est considéré comme un meurtrier »

Il ressort de ces propos que les visiteurs doivent veiller sérieusement à ne pas fatiguer le malade, comme cela arrive fréquemment après un accouchement, lorsque les membres de la famille viennent visiter la nouvelle maman, immédiatement après son accouchement, pour montrer la joie que leur procure cette naissance. On en arrive parfois à « peser » sur la nouvelle maman qui a besoin à ce moment là de beaucoup de repos. Ces visites exagérées peuvent la déranger inutilement, chose qui ne correspond plus du tout au sens de la Mitsva de Bikour Holim, mais plutôt au contraire.

Nous devons donc veiller soigneusement à se soucier du repos du malade, et de ce qui lui est bénéfique.

Il est encore rapporté dans la Gmara Nedarim (40a) :

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