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Parachat Dévarim

Itsik Elbaz

Leilouy nichmat Méir Barou’h Morde’hai Ben Miryam 

 

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Parachat Dévarim

 

אלה הדברים (דברים א’, א’)        

Et ce sont les paroles (Deutéronome 1 ; 1)

                                                       

Par ces mots commence le cinquième livre de la Torah, qui est aussi surnommé le Michné Torah, car il reprend tous les concepts évoqués dans les quatre précédents livres. L’on assiste à l’énumération des faits marquants dans le désert au terme de quarante ans de pérégrination des Enfants d’Israël. Moché s’adresse à tout Israël (1 ; 1) et se charge de leur rappeler ces évènements marquants en mentionnant les lieux où ils firent halte. Rachi, à ce sujet explique qu’il s’agit là d’une forme de remontrance puisque les lieux en questions désignent les principaux endroits où les Bnei Israël irritèrent H.achem, comme ‘Hatserot, qui commémore la discorde de Kora’h (ou selon d’autres explications, rappelle que les Bnei Israël ont calomnié et n’ont pas suivi l’enseignement de Miryam) et Di Zahav, qui est une allusion à la faute du veau d’or. Plusieurs questions se posent à nous : Pourquoi Moché réprimande le peuple, pourquoi à ce moment précis et pourquoi par allusion ?

Le Chlah (Rav Yéchiya HaLévi Horowitz) explique un passage dans Proverbes (9 ; 8) « Ne réprimande pas le railleur car il te haïrait, fais des remontrances au sage et il t’en aimera davantage » et démontre la manière la plus propice à réussir dans le cas si difficile et complexe qu’est l’art de la réprimande. Il ne faut jamais réprimander quelqu’un comme on réprimande un railleur (en lui exposant ces défauts en plein visage) mais le considérer comme un véritable sage, il faudra alors lui dire : « Comment toi qui est si sage, peux-tu t’abaisser à de pareilles sottises ? ». A l’aide de cette méthode, il est évident que l’intéressé, voulant prouver sa sagesse, se retiendra d’accomplir de mauvais actes.

De la même manière, dans notre Paracha, l’on remarque que les remontrances de Moché sont effectuées avec tact et finesse pour, comme le rapporte Rachi, préserver la fierté d’Israël, pour cela, il va jusqu’à s’inclure (et c’est le sens de tout Israël car il parle à tout un chacun, lui compris !) dans le passage dédié aux remontrances. Ce n’est pas pour rien que Dévarim reprend tous les concepts déjà présents dans les quatre premiers livres, car une remontrance n’est rien d’autre qu’une chose qui a déjà été dite et revue. L’allusion est voulue car chacune des fautes mentionnées ont leurs propres histoires et raisons. Et c’est là toute la finesse de l’allusion puisqu’elle permet de juger le peuple lékaf ze’hout (favorablement) : par exemple, le terme dans le désert signifie que les Bnei Israël se sont plains devant la Mer Rouge. Cette faute est pardonnable lorsqu’on voit la tension auxquels ils ont été confrontés à ce moment-là. De plus, l’expression dans le désert nous apprend que le peuple, pendant quarante ans, a su faire preuve d’une foi sans bornes pour suivre Moché à travers le désert (dans un lieu hostile!) et qu’il s’agit d’un acte penchant en leur faveur, et ainsi de suite pour chaque remontrance.

L’on raconte qu’une fois, le ‘Hafets ‘Haim allait de ville en ville pour vendre ses livres et s’arrêta un jour dans une auberge pour se restaurer. Arriva alors un juif, qui ne manquait visiblement de rien, et qui demanda à l’aubergiste de la viande d’oie grillé et une pinte d’alcool fort tout en lui parlant avec le moins de bonnes manières possibles. Son repas servi, il se gava avec gloutonnerie tout en multipliant les actes grossiers. Le ‘Hafets ‘Haim décida alors de partir le voir pour discuter avec lui, et l’aubergiste, le voyant, lui déconseilla fortement de s’approcher d’un homme enrôlé dès l’âge de sept ans dans les armées du Tsar Nikolai qu’il servit 20 ans.

Le ‘Hafets ‘Haim partit tout de même engager la conversation avec chaleur et empli de gentillesse : « Dites-moi, il est vrai que l’on raconte de vous que vous avez été arraché dès votre plus tendre enfance d’un monde de Torah pour vous envoyer à l’armée du Tsar dans laquelle vous n’avez pas pu étudier ? Je n’ose imaginer les souffrances que vous avez endurées au nom de votre religion et vous ne vous êtes jamais converti ? Votre place est tellement grande au Ciel, avec le mérite de sanctification du Nom Divin que vous avez fait toutes ses années. » L’homme se mit alors à pleurer et s’attacha au ‘Hafets ‘Haim qu’il ne quitta plus jusqu’à son repentir complet.

כיצד מתגברים על היצר הרע

ברכות דף ה. « אמר רבי לוי בר חמא אמר רבי שמעון בן לקיש, לעולם ירגיז אדם יצר טוב על יצר הרע, שנאמר רגזו ואל תחטאו, אם נצחו מוטב, ואם לאו יעסוק בתורה שנאמר אמרו בלבבכם, אם נצחו מוטב, ואם לאו יקרא קריאת שמע שנאמר על משכבכם, אם נצחו מוטב, ואם לאו יזכור לו יום המיתה שנאמר ודמו סלה« , ובמאירי שם כתב « מי שרואה עצמו מצד טבעו מוכן לעבירות, ישתדל בעצמו ויתחזק להשליט יצר טוב על יצר הרע ויכעיסנו עליו, ר »ל שישלוט שכלו על תאותו, ואם נצחו בכך מוטב ואם לאו יעסוק בתורה, ר »ל בקיום המצות וגדרי הדת, שקיומם והבנת עניניהם ישמרוהו מהתפרץ במה שטבעו תאב, ואם לא יועילהו זה יכניס עצמו בהתבודדות ובמחקר במציאות האל ואחדותו, והוא ענין ליקרי את שמע, ששתי אלו הפנות רמוזות בק »ש ויתענג טבעו בזה עד שלא יבקש עוד מותר גופני, ואם לא הועיל בכך, ר »ל שהוחלט כל כך שאין זה מועיל לו, או שאינו כדאי להתעסק באלו הענינים, יכאיב עצמו ויכניע לבבו במחשבת אחריתו ובזכירת יום מיתתו תמיד, ואז יכנע לבבו הערל בהכרח ».

 

Comment surmonter le mauvais penchant

Il est raconté dans la Guemara Béra’hot (5a) qu’il y avait une mésentente entre deux Tsadikim, Hizkiyaou qui était le roi d’Israel et Yéshayaou qui était le prophète. Hizkyaou considérait que le prophète devait se déplaçait pour le voir comme Eliahou HaNavi fit pour le roi A’h’av, tandis que Yéshayaou considérait que c’était plutôt au roi de se déranger pour leur rencontre, comme ce fut le cas pour le roi Yé’horam avec le prophète Elicha. Le Meiri nous fait part d’une belle leçon de morale que nous devons tirer: le principe de base qu’un grand homme doit assimiler est de reconnaitre les qualités dans lesquelles son prochain excelle et le dépasse. Il ne doit pas se laisser envahir par la jalousie, faire preuve d’humilité et accepter la réalité. En effet, un érudit en Torah doit considérer une personne riche et importante et apprécier son statut à sa juste valeur. Inversement, cette personne qui détient la richesse et les honneurs doit à son tour reconnaitre et apprécier l’intelligence de cet érudit. C’est un principe qui s’applique à tout individu et à propos de toute sorte de qualité.

שמירת הלשון 6 Av – 12 Av

 

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