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Parachat Kora’h – Itsik Elbaz

Leilouy nichmat Méir Barou’h Morde’hai Ben Miryam

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  ויקח קרח (במדבר טז’, א’)

Et Kora’h prit (Nombres 16 ; 1)                                                                          

La Paracha de cette semaine se concentre sur Kora’h, le cousin de Moché et de Aharon, qui rassembla 250 hommes de la tribu de Réouven pour tenter d’incriminer Moché de diverses fautes. Mais plusieurs questions se posent : (1) Quel était l’argument de Kora’h ? (2) Pourquoi ses sbires faisaient partie de la tribu de Réouven et pas d’une autre tribu ? (3) Pourquoi Kora’h, dont le nom apparait pas moins de onze fois, est-il toujours écrit sans la lettre ו (vav) ?

 

Le Or Ha’Haim (du Rabbi ‘Haim Ben Attar) explique que la raison principale du soulèvement organisée par Kora’h réside dans la nomination de Elitsafan Ben Ouziel, chef de la maison de Kéhat (famille Lévite d’où proviennent Moché et Kora’h) comme il est marqué dans Nombres (3 ; 30). Kora’h émet ce raisonnement : Lévi a eu quatre fils, l’ainé, Amram possède la préséance sur les autres. Il est donc normal que ses deux fils, Moché et Aharon, reçoivent respectivement le titre de Roi et de Grand Pontife. Mais, je suis le fils ainé du cadet de Lévi, il est donc évident que le titre de chef de famille revienne à moi et non pas à l’ainé du fils le plus jeune de Lévi (c’est-à-dire Ouziel). La jalousie fomentant en lui, il fait appel à la Tribu de Réouven (ainé de Yaacov) pour qu’eux aussi réclament le titre de Tribu ainée, au détriment de Yossef. Il est compréhensible maintenant que Kora’h ait pu entrainer dans son sillage 250 personnes alors qu’il ne réclamait qu’une place. Aussi, d’un point de vue topographique, le campement de Kéhat se situe tout près du campement de Réouven, c’est à ce propos que l’on dit : Malheur au mécréant et malheur à son voisin.

 

Kora’h, sans la lettre vav, est composé de trois lettres qui constituent l’acronyme de trois fautes dont Kora’h s’est rendu coupable. ק pour signifier la קנאה, la jalousie qu’il a éprouvé pour un poste qu’il ne lui était pas dû. ר pour רוממות, l’élévation qu’il a désirée et ח pour חמדה, car il a été envouté dans sa soif d’honneur. Aussi, dans Génèse (23 ; 16) lorsque Avraham paya à Efr’on pour son caveau, Rachi explique que Efr’on perd son vav car celui-ci a parlé beaucoup pour ne rien faire.

 

Le Ben Ich ‘Hai (Rabbeinou Yossef ‘Haim) rapporte une parabole à ce sujet. Un homme vint un jour voir son Rav pour lui parler de ses problèmes de couples (il s’était marié à trois femmes, chose courante à l’époque). « Rav, je me suis marié à trois femmes que je ne peux répudier (chacune d’elle me prépare un remède vital) mais dont je ne peux satisfaire les exigences ! En effet, la première, Désir, souhaite que je lui remplisse une bourse d’or mais dont le fond est troué, je ne parviens jamais à la remplir à moitié ! La seconde, Jalousie, souhaite toujours être parée de beaux vêtements et bijoux, tout comme ses amies mondaines. Enfin, la troisième, Honneur, souhaite toujours surpasser son entourage en beauté, richesse ou intelligence, de façon à être la plus remarquée. L’or et les habits, passons, mais comment lui offrir beauté et intelligence ?

Le Rav lui posa une question, « Si tu as des poules, qui te rapportent beaucoup d’œufs, mais qui détruisent tout chez toi, que ferais-tu ? » « C’est simple ! répondit-il, il suffit de les enfermer dans un poulailler et le problème est résolu. »

 

« Exactement, nos Sages disent que la jalousie, le désir et l’honneur sortent l’homme de ce monde (Maximes de Pères 4 ; 21), ces défauts auxquels nous sommes tous mariés nous empêchent de voir pleine satisfaction, nos Sages disent que lorsqu’un homme meurt, il n’a pas accompli la moitié de ses désirs. »

 

Pourtant, chaque défaut prépare un remède indispensable à l’homme, et peut s’avérer être une qualité pour ce dernier dans certaines circonstances : Un Sage, jaloux d’un autre Sage, approfondira son étude pour l’égaler. Un envieux aura des poussées de zèle, et une personne sensible à son honneur s’empêchera de fauter, de peur du Qu’en-dira-t-on. Comme tout défaut, il ne faut pas le craindre, mais apprendre à l’utiliser avec sagesse.

 

 

 

העושה דבר רשות בשביל מצוה נחשב למצוה

ברכות דף ח: « ועניתם את נפשתיכם בתשעה לחדש בערב, וכי בתשעה מתענין והלא בעשרה מתענין, אלא לומר לך כל האוכל ושותה בתשיעי מעלה עליו הכתוב כאילו מתענה תשיעי ועשירי », ובמאירי שם כתב « כל העושה דבר על דעת שבסבת אותו דבר תתקיים מצוה, הרי הוא כמי שעשה מצוה, שכן האוכל ושותה בתשיעי כדי שיוכל להתענות בעשירי הרי אכילתו נחשבת למצות תענית, והרי הוא כמו שהתענה תשיעי ועשירי ».

 

 

Toute action qui a pour objectif une Mitsva est une Mitsva en soi.

La Guemara Béra’hot (8b) rapporte le verset de la Torah qui fait référence au jeune de Kippour (Lévitique 23 ; 27) : « Et vous mortifierez vos personnes le neuvième jour du mois. » La Guemara s’étonne sur ce verset qui semble parler du neuvième jour du mois de Tichri ; pourtant nous savons que Yom Kippour tombe le 10 Tichri ! C’est pour nous apprendre que celui qui mange et qui boit en quantité la veille de Kippour en vue de jeuner le lendemain est considéré comme ayant jeuné les deux jours.

 

Le Meiri commente sur place : lorsqu’une personne fait quelque chose afin que de son action en résulte une Mitsva, il est considéré comme avoir fait une Mitsva en soi. (Par le Rav Yossi Guigui)

 

שמירת הלשון 30 Sivane – 6 Tamouz

 

De manière générale, un Juif doit s’habituer à se soucier davantage de la vérité que de sa fierté personnelle. Moins il redoutera les moqueurs, plus il gagnera dans l’estime que son entourage lui porte.

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