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Ainsi vous bénirez les Enfants d’Israël Parachat Nasso – Itsik Elbaz

Ainsi vous bénirez les Enfants d’Israël

Leilouy nichmat Méir Barou’h Morde’hai Ben Miryam

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Parachat Nasso Ainsi vous bénirez les Enfants d’Israël

 

Parachat Nasso – Itsik Elbaz

Ainsi vous bénirez les Enfants d’Israël (Nombres 6 ; 23)

כה תברכו את בני ישרא-ל (במדבר ו’, כג’)                 

La paracha de cette semaine, sans aucun doute la plus longue de l’année (172 versets, soit autant que le Psaume 119). On traite des lois relatives à l’ascète, cet individu qui prend sur lui le vœu de s’interdire le vin pendant une durée déterminée, par exemple ou encore celles de l’ordalie concernant la femme supposée adultérine. La fin de la paracha traite des offrandes que les chefs de tribus apportèrent lors de l’inauguration du Tabernacle.

 

Mais, fichée entre tous ces passages se trouve la bénédiction des Cohanim (Birkat Cohanim) que nous lisons tous les matins en nous levant. Il s’agit là d’une injonction que D.ieu ordonne aux prêtres descendants de Aharon de bénir l’ensemble des israélites. Sur ce petit passage, plusieurs questions : (1) Pourquoi cette Mitsva en incombe aux enfants de Aharon, issus de la tribu de Lévi, et pas une autre famille ? (2) Est-ce que l’on accomplit une Mitsva en étant béni par un Cohen ? (3) Pourquoi est-il précisé אמור להם Dis leur, qui constitue un langage doublé ? (4) Si un Cohen ne témoigne pas d’amour envers le public qu’il bénit, est ce que sa bénédiction tient ?

 

Le Méam Lo’ez (de Rabbi Yaacov Kouli) rapporte dans la section de Vayétsé, à la fin du rêve de Yaacov, celui-ci déclare (Génèse 28 ; 22) Dans tout ce que tu me donneras, le dixième je te le prélèverais. Yaacov, prophétiquement, voit les enfants qu’il aura et décide de dédier un de ses enfants, le dixième (sans compter les ainés, ceux-ci déjà sanctifiés) et compte : Simon, Lévi, Juda, Issa’har, Zévouloun, Naftali, Acher, Benjamin (on retourne au début), Simon et … Lévi le dixième ! Il est alors décidé que cet enfant et sa descendance seront dédiés au service du Temple.

 

Rabbi Eleazar Ezekkri (disciple direct du Ari Za’’l) écrit dans le Sefer Ha’harédim (le livre des Dévots 4 ; 18) que l’assemblée réalise la Mitsva d’être bénie par des Cohanim en se tenant debout silencieusement face aux Cohanim et de penser que la bénédiction vient de H.achem. Il s’agit d’une des seules Mitsvot avec le Yiboum, où les passifs ont aussi leur part de la Mitsva. Quant à la double injonction de dire lorsqu’on bénit l’assemblée, le Rabbeinou Bé’hayé écrit une chose étonnante : Le mot אמור est écrit ici dans sa forme complète avec le ו Vav en plus, et dont la valeur numérique donne 247, ce qui vaut un de moins que les 248 membres de notre corps. Ceci vient t’apprendre une chose : lorsqu’il s’agit de la Birkat Cohanim, H.achem accorde au Cohen la faculté de tous ses membres, sauf un seul ; son cœur, qu’il se doit d’orienter dans l’amour de son prochain pour pouvoir avoir la faculté de bénir de tous ses membres. C’est pour cela que le Cohen qui a de l’aversion pour une personne ou une partie de l’assemblée n’est pas autorisé à la bénir. Le Cohen se doit d’affirmer un amour sans faille envers tout un chacun.

 

Afin de mieux expliquer le concept de bénédiction, aidons nous à l’aide d’une parabole que raconta un jour l’Admour de Tchernobyl. Un homme chez qui vous avez laissé trois bourses, une d’or, l’autre d’argent et une de cuivre et qu’il vous les rend, vous compterez naturellement le contenu des bourses, à commencer par les pièces d’or, puis les pièces d’argent. Si vous voyez que les deux plus importantes bourses n’ont pas été volées du tout, penserez-vous qu’il est nécessaire de vérifier le contenu de la bourse la moins importante, celle ne contenant que des centimes ? Non, bien sûr. Et pourtant …

 

Chaque soir, avant de réciter le Chéma, l’on dit Je remets ma vie entre Tes mains, et l’on dépose notre bien le plus précieux, notre vie. A notre réveil, l’on récite Modé Ani, l’on compte que notre bien le plus précieux, notre bourse d’or. Puis, dans les bénédictions du matin, l’on s’assure que rien ne manque dans la bourse d’argent : la santé, la faculté de voir, se déplacer. Pourtant, lorsqu’il s’agit de la bourse de cuivre, sans réelle importance, l’on court pourtant après la parnassa, s’assurer qu’elle arrive bien dans la poche. Nous comptons alors cette bourse de cuivre. Celui qui vous rend notre bien ne nous a pas lésé lorsqu’il nous a rendu les choses les plus importantes de la vie. A nous de nous assurer de la même manière que la subsistance ne vient que d’en haut.

 

שהות הממושכת בבהי »כ סגולה לאריכות ימים

ברכות דף ח. « אמרו ליה לרבי יוחנן איכא סבי בבבל, תמה ואמר למען ירבו ימיכם וימי בניכם על האדמה כתיב, אבל בחוצה לארץ לא, כיון דאמרי ליה מקדמי ומחשכי לבי כנישתא, אמר היינו דאהני להו, כדאמר רבי יהושע בן לוי לבניה קדימו וחשיכו ועיילו לבי כנישתא, כי היכי דתורכו חיי », וברש »י « מקדמי שחרית, מחשכי ערבית: כלומר מאריכין בבית הכנסת ».

 

Le secret de la longevité

Dans le traité Béra’hot (8a), Rabbi Yo’hanan s’étonne de la longévité des juifs à Babel. En effet, n’est-il pas écrit : « למען ירבו ימכים וימי בניכם על האדמה » « afin que s’allongent vos jours et ceux de vos enfants sur La Terre » cela fait référence bien entendu à la Terre Sainte. Comment peut-il exister alors des personnes âgées en dehors de ses frontières si la bénédiction a été donnée uniquement sur la Terre d’Israël ?

 

Il répond alors, que ces personnes sont pleines de mérites car  « מקדמי ומחשכי לבי כנשתא »« elles se lèvent tôt et s’attardent le soir à la synagogue ». Qu’est-ce que cela signifie ? Nous retrouvons ces mêmes termes dans les mots de Rabbi Yéhoshoua Ben Levi qui s’adressait à ses enfants : « קדימו וחשיכו ועיילו לבי כנישתא, כי היכי דתורכו חיי ».

 

Rachi nous explique qu’il leur demanda de toujours se lever tôt pour se rendre à la prière du matin et le soir de s’attarder et d’allonger leur présence à la synagogue. On peut alors conclure de cette explication, que cette attitude de rester longuement entre les murs du Beth Haknesset (Synagogue) fait rallonger les jours de la vie. (Par le Rav Yossi Guigui)

 

 

 (Lois de préserver sa langue) שמירת הלשון 9 Sivane – 15 Sivane

 

 

 

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Retrouvez le texte de la Paracha sur le site Sefarim.fr

Divré Torah Parachat Vaygach. Mis en ligne le 26 mai 2015 et mis à jour le 1er juin 2020

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