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Second cours sur lois de Chémirat Halachon 9 premiers Lavim – Rav Perets Bouhnik

Chémirat Halachon Lavim

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Les cours sont donnés par le Rav Perets Bouhnik qui étudie dans un Collel à Créteil. Tous les droits associés aux enregistrements lui sont réservés.

Les cours sont audio, ils peuvent être téléchargés gratuitement. Hormis les deux cours d’introduction, il y a 42 Cours.

Ce second cours dure 14 minutes et demi environ.

Vous pouvez écouter le cours directement soit sur notre site soit sur YouTube, soit le télécharger :

Bonne écoute !!!

Pour télécharger le cours d’introduction (il suffit de clicker sur le bouton) : [download id= »6113″]

Un peu de vocabulaire

Résumé du cours (Chémirat Halachon 9 premiers Lavim)

Nous débutons l’entrée en matière du livre du Hafets Haim. Celle-ci va comporter des Lavim (interdits de la Torah) et des Assim (des commandements positifs de la Torah) que celui qui fait du Lachon Hara est susceptible de transgresser.

LAV 1 : Celui qui colporte (rekhilout) sur un juif transgresse un interdit de la Torah (une mitsvah négative), comme il est dit, « tu n’iras pas colporter dans ton peuple« . Même s’il rapporte la vérité, il détruit le monde. Cependant, évoquer des choses honteuses et les mauvais traits de caractères de son prochain est encore plus grave : il s’agit de la faute du Lachone Hara. Celui qui raconte des choses mensongère (motsi chem ra) commet une faute plus grave encore.

LAV 2: Celui qui croit le colportage transgresse l’interdit « tu ne recevras/accepteras pas une nouvelle vaine ». Chaque information reçue par colportage ou par médisance doit systématique être remise en doute. Il faut juger positivement la personne dont il est question, s’il s’agit d’un homme ou d’une femme casher. Il faut par exemple se dire qu’il manque des détails dans l’histoire rapportée, et que de ce fait on n’a aucune raison de penser du mal de la personne.

LAV 3: Celui qui raconte du Lachon Hara transgresse l’interdit de la Torah « gardes-toi de la plaie de la lèpre ». Pour ne pas en être touché, il faut faire attention à ne pas dire du Lachon Hara qui est l’origine de cette maladie.

LAV 4: Le messager (celui qui raconte) et le mekabel (celui qui écoute) transgressent l’interdit suivant : « ne place pas une embûche devant un aveugle« . Cette mitsva interdit de faire faire une avéra à un autre juif, ou même à un non-juif. Le messaper donne l’occasion au mekabel de fauter en lui faisant écouter et éventuellement croire l’information, et le mekabel encourage le messaper à parler : si le mekabel partait, le messaper s’arrêterait de parler. Plus le nombre d’auditeurs est grand, plus la faute du messaper est grande. Si des auditeurs s’ajoutent, alors ils ne font pas fauter le messaper puisqu’il avait déjà commencé à parler à son premier auditeur. En revanche, ils commettent la faute d’écouter du lachon ara.

LAV 5: Celui qui fait du lachone ara ne respecte pas l’obligation suivante : « Garde-toi de ne pas oublier l’Eternel ton D-ieu« , qui est une mise en garde contre l’orgueil. En effet, lorsque quelqu’un se moque de son ami, cela suppose qu’il se considère comme étant supérieur à lui. Mais s’il était conscient de ses défauts, alors son comportement serait différent. Il oublie que chaque personne est une créature d’Hashem. Nos sages ont expliqué que celui qui rabaisse son ami et en profite pour se valoriser n’a pas droit au monde futur, il est considéré comme s’il faisait avoda zara et est appelé « abomination »

LAV 6: Le messaper et le mekabel transgressent l’interdiction suivante : « vous ne profanerez pas mon Saint Nom« . Etant donné qu’il n’y a dans cette faute aucun plaisir physique, elle est considérée comme une révolte pure et simple contre Hachem. Il s’agit donc d’un hiloul Hachem. Cette faute est d’autant plus grave si le messager est un homme important, qui est pris en exemple par d’autres. A chaque parole de Lachon Hara, c’est un Hilloul Hachem (profanation du Nom de D.) qui est commis. Si la faute est commise en public, c’est-à-dire devant 10 hommes juifs, alors elle est plus grave encore.

LAV 7: Celui qui fait du lachon ara transgresse l’interdit suivant : « tu ne détesteras pas ton frère dans ton cœur« . Par exemple, si en sa présence il lui parle comme à un ami et qu’en son absence il dit du mal de lui, il transgressera ce lav. A plus forte raison s’il demande à ses auditeurs de ne pas aller répéter à son ami ce qu’il dit de lui.

LAV 8 et 9 : Il est possible de transgresser l’interdit suivant : « tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas rancune« . Par exemple, si une personne a demandé un service à son ami dans le domaine du prêt d’argent ou d’objet et que son ami a refusé, alors il peut être susceptible de lui en vouloir. Or la halakha ordonne de ne pas en vouloir à son ami. Plus tard, si la personne qui avait demandé un service fait du lachon ara sur son ami, alors il transgresse l’interdit qui consiste à se venger.

 

Biographie du Hafets Haïm (sur Wikipédia.org)

Série sur les lois de Lachone Hara

 

Fin du cours « Second cours sur lois de Chémirat Halachon 9 premiers Lavim – Rav Perets Bouhnik » mis en ligne le 16 novembre 2015 et mis à jour le 24 mars 2020

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