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Le mois d’av – le mois où l’on amoindrit la joie – Rav Yoshiahou Yossef Pinto

Av on amoindrit la joie

Par le mérite de l’étude de ce chapitre et de toute la diffusion de ce livre, Hachem envoie à Samuel Avraham ben Sarah BENEZRA Une grande Brakha pour trouver prochainement son Zivoug

Qu’il mérite de fonder un foyer qui soit rempli d’enfants, de torah et de Mitsvot.

Qu’il ait le très grand mérite de se renforcer dans le chemin de la Torah et des Mitsvot avec une grande parnassa, que sa vie soit toujours remplie de joie.

Amen

 

Extrait du livre Hazon Yoshiahou – Le code de la vie Tome 2 de Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shlita (Chapitre 54)

Pour la Réfoua Chéléma du Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shlita ben Zahrie.

Pour  un Zivoug Yaffé pour Léa bat Dina Routh

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Av on amoindrit la joie

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חודש אב \ חודש שממעטים בשמחה

 

« Dès qu’entre av, on amoindrit la joie ».

Nous savons que ces jours furent les plus durs pour le peuple d’Israël à toutes les époques. On peut relever une difficulté : à la génération de la destruction du Beth Hamikdach, vivaient des hommes justes et saints, dont la grandeur est difficile à décrire. Rabbi Tsadok, Rabbi Yohanan, ainsi que de grands hommes qui vivaient à cette époque… Comment est-il possible que leurs prières et leurs supplications n’aient pas été acceptées par Hakadoch Baroukh Hou ? Comment la catastrophe n’a-t-elle pas été empêchée, ainsi que les massacres, l’anéantissement, les plus terribles qu’aient subis les enfants d’Israël ? Rabbi Tsadok avait pourtant jeûné pendant quarante ans. Beaucoup d’histoires terrifiantes se sont passées. Comment des justes qui ont pris sur eux des résolutions afin d’adoucir la mesure de sévérité et le décret de destruction qui pesait sur le peuple d’Israël, n’ont-ils pas pu faire en sorte que les prévisions funestes ne l’épargnent pas ?

Il est possible de clarifier cette question d’après les Sages anciens. On sait qu’il y a deux équipes dans l’impureté et dans l’« autre côté», la première porte le nom de «Mahlat» et l’autre de «Lilith». La première a 478 bataillons, ce qui équivaut à sa valeur numérique, et la seconde en a 480, selon le même principe. Ces deux forces de l’impur, et leur mal, emplissent l’espace de l’univers, à tout instant. Ces deux forces se querellent constamment, Mahlat donne la force aux hommes, au moment où ils sont en train de commettre des péchés, de rire, de se réjouir et de s’amuser en se dépravant. C’est pour cela qu’elle s’appelle Mahlat, de la racine des danses et de la joie [Me’hol et Simha].

En revanche, la force de Lilith consiste à instiller la tristesse, les pleurs et l’amertume dans le cœur des hommes, d’où son nom, Lilith, qui se rapproche de « pleurs » [Yélila]. Lorsque Mahlat domine l’homme, il se sent heureux de fauter, il sent une élévation de l’âme, et tout ce qui est mauvais devient bon à ses yeux. Mais lorsque c’est Lilith qui domine l’homme, il s’enfonce dans le désespoir, l’amertume, la discorde et il ne s’entend avec rien de son entourage. Mais au moment de la destruction du Beth Hamikdach et de tous les événements incompréhensibles qui se sont déroulés dans le monde, Mahlat et Lilith se sont associées pour ne faire qu’un.

Tout le temps, lorsque Mahkat domine, le monde est en ivresse, dépravé et léger, et par le biais de la force opposée à celle de Mahlat, avec les pleurs et la brisure du cœur, il est possible de faire monter les prières vers le Ciel. Et quand c’est Lilith qui prend le dessus, et que le monde est plongé dans le désespoir et l’amertume, c’est par l’adoration d’Hachem dans la joie qu’il est possible de réparer et de faire remonter tous les moments difficiles.

Mais quand les temps sont extrêmement durs, comme au temps du Beth Hamikdach, ces deux forces se sont rejointes et ont fermé les portes des Cieux, et toutes les prières, les supplications, ainsi que toutes les demandes, ont été bloquées, c’est pourquoi aucune force n’a pu être efficace, et un lourd anéantissement est tombé sur le monde.

Le Ben Ych Haï a comparé ces deux forces à un homme, qui aurait pris la route avec son âne sur lequel avait été chargé un nombre important de biens. Or au moment où la nuit était tombée, il décida de descendre de son âne et de dormir à côté de lui. D’un côté surgit un brigand, qui vit l’âne et le chargement de pierres précieuses. De l’autre, un autre brigand vit les biens importants qu’il portait. Chacun s’approcha de l’âne, et, lorsqu’ils y arrivèrent, ils tombèrent nez à nez l’un de l’autre. Chacun crut qu’il avait affaire au propriétaire de l’âne et des biens. Ils se ruèrent donc l’un sur l’autre et furent tous les deux vainqueurs. Le propriétaire de l’âne eut donc la vie sauve, et repartit avec son âne et ses biens.

C’est ainsi que se combattent l’une l’autre la mauvaise tristesse et la mauvaise joie, comme deux brigands en guerre l’un contre l’autre, et c’est ainsi que l’homme peut s’esquiver et être épargné.

L’homme doit savoir qu’il existe des temps où il faut agir en tant qu’« adorateur d’Hachem dans la joie», par rapport à Mahlat, et d’autres temps où il faut «adorer Hachem dans la crainte», par rapport à Lilith.

Donc, nous agirons avec circonspection et nous saurons reconnaître chaque temps pour faire ce qui est bon.

 

Le site officiel du Rav

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