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La fête de Souccot – observer des principes. Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shalita

Souccot observer principes

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Que par le mérite de l’étude de ce chapitre Hachem envoie à Ephraïm et Jessika FETAYA

Une vie remplie de torah et de Mitsvot. Qu’ils soient toujours en bonne santé toute leur vie.

Qu’ils méritent une grande parnassa toute leur vie.

Que leurs enfants NOA, EVY, LEV, AARON, ADY méritent une longue vie en très bonne santé

Que leur vie soit remplie de torah de Mitsvot et de bonnes actions.

Qu’ils connaissent uniquement la réussite dans leurs études et dans tout ce qu’ils entreprendront

Que Hachem guide toujours leur vie dans la joie.

Amen.

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Extrait du livre Hazon Yoshiahou – Le code de la vie Tome 2 de Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shlita (Chapitre 39)

Pour la Réfoua Chéléma du Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shlita ben Zahrie.

Pour  un Zivoug Yaffé pour Léa bat Dina Routh

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La fête de Souccot – observer des principes

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La fête de Souccot – observer des principes

חג הסוכות \ לשמור על עקרונות

Nos Sages z »l ont dit sur la fête de Soukkot, que l’on sort de sa maison permanente pour une maison provisoire. Il convient de comprendre pourquoi il faut quitter son logement fixe pour un logement provisoire. Quelles en sont la signification et la raison ?

Il est en réalité possible d’énoncer un principe fondamental : il est rapporté dans le Tour, que des trois fêtes que Hakadoch Baroukh Hou nous a données, celle de Pessah correspond à Abraham Avinou, comme nous le lisons lorsqu’il dit à Sarah : « pétris et prépare des gâteaux (matsot) », celle de Chavouot à Its’hak, le don de la Torah ayant été accompagné du Chofar d’Its’hak, dont Hakadoch Baroukh Hou se servit au don de la Torah.

Et la fête de Soukkot correspond à Ya’acov Avinou. Nous trouvons dans la sainte Torah que pour son bétail, il construisit des Soukkot (cabanes). Il faut cependant comprendre la profondeur des propos de nos Sages zl sur les Soukkot qu’il a fabriquées pour son bétail.

Nous pouvons apporter une explication à partir des paroles de la Guémara qui rapporte l’affaire de Rami fils de Dikoli de Pompedita, qui arriva à Soura la veille de Kippour. Le public avait abattu des bêtes et jeté les pis. Rami fils de Dikoli se servit, les fit griller afin d’accomplir la Mitsva de manger la veille de Kippour. Les habitants virent qu’il avait mangé le pis et le convoquèrent devant le tribunal de Rav Hisda.

Rav Hisda lui demanda : « Pourquoi avez-vous mangé du pis ? Vous savez que l’on craint que du lait ne soit resté et il est interdit de consommer du lait et de la viande. C’est la raison pour laquelle les habitants de la ville le jettent sans le consommer. » Rami fils de Dikoli lui répondit : « Chez nous, à Pompedita, Rav Yéhouda a permis de consommer cette partie à condition de bien la cachériser » (Conformément à ce que tranche la halakha). Rav Hisda lui dit : « Mais en ce moment, vous êtes à Soura, et vous devez vous conduire en halakha comme les habitants du lieu sans contredire le décisionnaire local. »

Rami lui répondit : « Je suis sorti en dehors des limites de la ville et c’est là que j’ai fait griller ce pis que j’ai mangé ». Rav Hisda l’interrogea : « Et avec quoi avez-vous fait votre grillade ? » Il lui répondit : « Avec des pépins de raisins. »

Rav Hisda lui dit : « Ces pépins de raisins proviennent peut-être d’un vin d’oblation idolâtre, ce qui interdit de les utiliser. » Rami lui dit : « Ces pépins de raisin étaient anciens et ont plus de douze mois. Au bout de douze mois, il ne reste aucun goût et même s’ils provenaient d’un vin d’oblation idolâtre, ils deviennent permis. » Rav Hisda objecta : « Peut-être que ces pépins de raisins appartenaient à quelqu’un ? Comment avez-vous donc pu les utiliser ?» Rami répondit : « Ils sont anciens et même s’ils avaient appartenu à quelqu’un, il s’en serait certainement découragé. » Rav Hisda lui demanda : « Et pourquoi ne portez-vous pas de tefillins ? » (A cette époque, ils les avaient sur eux toute la journée). Il répondit : « Je souffre des intestins. Un homme qui souffre des intestins est dispensé de tefillins. » Rav Hisda lui demanda : « Et pourquoi vos habits ne portent-ils pas de franges ? » Rami répondit : « Cet habit que je porte m’a été prêté, et un habit emprunté est dispensé de franges pendant trente jours. »

Rav Hisda s’émerveilla de Rami fils de Dikoli.

De ces paroles de la Guémara, nous apprenons une grande leçon de morale, en constatant comment un sage de la Guémara, malade des intestins, au point d’être dispensé de porter les tefillins, s’attache à chercher de la nourriture une veille de Kippour, lorsque la Mitsva consiste précisément à manger, qui, bien que pauvre, cherche dans les immondices, et qui, en dépit de sa situation précaire, fait bien attention de partir en dehors de la ville afin de ne pas transgresser les dires du maître des lieux. Il fait attention aussi à la manière à laquelle il procède à la grillade de cette viande.

Il se trouve que des gens qui se trouvent dans une situation à peine inconfortable se mettent à se trouver des dispenses, à juger leur situation difficile etc. etc.

Mais ici, nous apprenons une grande leçon. Malgré toutes les peines et toutes les difficultés, il faut s’efforcer de respecter toutes les rigueurs et les paroles de nos maîtres.

C’est de cette façon que Ya’acov Avinou s’est comporté. Malgré l’instabilité et la détresse, et les poursuites qu’il subissait, il a été attentif aussi aux Soukkot, à l’éducation de ses enfants pour qu’ils respectent les lois graves et légères, sans n’accorder aucune dispense.

C’est ainsi que nous nous retrouvons à la fête de Soukkot. Après les jours redoutables où nous avons pris toutes nos résolutions, de préserver, d’agir et de réaliser, nous nous retrouvons à Soukkot en train de quitter notre maison permanente pour une maison temporaire. Nous faisons attention à garder, à respecter toutes les finesses. C’est pourquoi la fête de Soukkot correspond à Ya’acov Avinou, car ce fut lui qui en héritage instruisit ses enfants après lui.

Voilà que les jours de fêtes touchent à leur fin et le mois des piliers est sur le point de passer. Les jours de Marhechvan (mois qui succède au mois de Tichri) arrivent et il nous faut prendre des forces pour cette période. Nos Sages zl ont dit : « Les jours de l’hiver sont les jours de l’édification de toute l’année ». Une année où les jours de grand vent et de fortes plus sont nombreux, bénéfiques, et pleins d’action, tous les jours de l’année qui suivront se tiendront grâce à leur force et continueront à être bons.

C’est pourquoi, les jours saints du shabbat qui nous attendent, nous nous préparerons dans la sainteté et la pureté. Tout suit le shabbat. Le shabbat est une sorte de concentré de tous les jours de la semaine qui suivent. Or, au moment de la sortie du saint shabbat, la nuit de Hochana Raba, est un temps éminemment saint[1]. Et nos Sages z »l ont dit : « Le lion rugit, qui n’est pas effrayé ?

Le lion (ariéh) contient les initiales de Elloul, Roch Hachana, Yom Kippour et Hochana Raba».

Nous nous renforcerons, nous purifierons notre âme. Tant que la lumière est allumée, il est possible de réparer. Il reste du temps pour réparer et pour changer le temps en un temps nouveau, avec une nouvelle lumière qui nous illuminera, et nous parviendrons tous à la pleine rédemption prochainement.

 

[1] La nuit de Hochana Rabba est extrêmement sainte, que ce soit à la sortie de Chabbat ou non

 

Extrait du livre Hazon Yoshiahou (Tome 2) – Le code de la vie. Il s’agit du chapitre 39 : La fête de Souccot – observer des principes

Le site officiel du Rav

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