Rate this post

Souvenir de la destruction du Beth Hamikdach – Rav Yoshiahou Yossef Pinto

Souvenir destruction Beth Hamikdach

Par le mérite de l’étude de ce chapitre Hachem envoie à Emma bat Sarah

Une vie remplie de torah, mitsvot et de bonnes actions

Que Hachem la guide pour qu’elle puisse prendre toujours les bonnes décisions

Qu’elle ne connaisse que réussite et joie jusqu’à la venue de Machiah

Amen.

 

Extrait du livre Hazon Yoshiahou – Le code de la vie Tome 2 de Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shlita (Chapitre 56)

Pour la Réfoua Chéléma du Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shlita ben Zahrie.

Pour  un Zivoug Yaffé pour Léa bat Dina Routh

Nous vous suggérons d’étudier d’autres articles issus du livre sus-mentionné (du tome 1):

Nous vous suggérons d’étudier d’autres articles issus du livre sus-mentionné (du tome 2):

*

*

Souvenir de la destruction du Beth Hamikdach

*

Destruction / Souvenir de la destruction du Beth Hamikdach

חרבן \ זכר לחרבן בית המקדש

 

« Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite s’oublie, que ma langue s’attache à mon palais, si je ne t’évoque pas, si je ne lève pas Jérusalem au sommet de ma joie ». (Psaume 136 v. 5 et 6)

Nous avons l’obligation, à tout moment, de nous souvenir de la destruction du Beth Hamikdach selon la marche du monde.

Tous les rois consignent, dans leurs livres d’histoire, toutes les victoires qui rendent gloire à leur royaume, tandis que leurs échecs et leurs défaites, ils les cachent.

Notre Roi n’agit pas ainsi, la nuit du Seder, nous relatons la délivrance d’Egypte, l’ouverture de la mer Rouge, les dix plaies, etc.

Et pendant la période qui se termine avec le 9 av, nous avons tous l’ordre de nous souvenir de la destruction de Sa Maison, ce qui représente l’exil de notre Dieu.

Et ce n’est pas seulement à cette période que nous parlons de la destruction du Beth Hamikdach, car chez de nombreuses communautés, une tradition consiste à ce que chaque maison où l’on s’installe pour habiter, garde une surface d’une demie coudée sur une demie coudée sans enduit ni peinture.

Une autre coutume consiste, lors d’un banquet, y compris servant à célébrer une Mitsva, à laisser une place vide ou une partie de la table manquante, sans y placer la vaisselle et les couverts qui auraient dû y être.

De nombreuses communautés ont l’habitude, lorsqu’une femme ou une jeune fille se pare de bijoux en or et en argent, de ne pas tout porter et d’en laisser dans leur écrin. De même, lorsqu’un jeune homme épouse une jeune fille, de nombreuses communautés ont pour coutume de mettre sur la tête du jeune homme, à l’endroit réservé aux tefillins, de la cendre, ainsi que de briser un verre sous le dais en rappelant sans relâche : « Si je t’oublie, Jérusalem… »

Pour toute fête où l’homme est heureux, on n’a de cesse de rappeler la destruction de notre Maison.

On sait également, comme le rapporte le livre Emek Hamelekh, que pour toute réjouissance célébrée dans le monde, la voix des pleurs de Rahel Iménou se présente devant Hakadoch Baroukh Hou, et il est donc évident que nous devons pareillement nous souvenir de la destruction du Temple.

Nos Sages ont dit : « Qui s’attriste et s’inquiète de la destruction lorsqu’il est attablé, est considéré par Hakadoch Baroukh Hou comme s’il l’avait reconstruit

L’un des membres de notre communauté nous a raconté qu’un ancien ami, qui était devenu très riche, mais qui était éloigné de Hakadoch Baroukh Hou, avait fait l’acquisition d’un immeuble de grande valeur et en avait fixé l’inauguration le jour du 9 av.

Le membre de notre communauté est allé le voir et a tenté de le raisonner en lui parlant : « Nous sommes Juifs. Hachem a détruit Sa maison ce jour-là et il ne convient pas que nous en fassions un jour de réjouissances et d’inauguration.

Mais l’autre ne voulut rien entendre.

Il répondit : « J’ai invité toutes les personnalités de la nation et je ne peux pas annuler. » La nuit du 9 av, la majorité des Juifs qui représente la totalité s’assirent à terre pour pleurer la destruction du Beth Hamikdach, tandis que notre homme était installé pour se réjouir de sa richesse et de sa propre gloire.

Quelques mois plus tard seulement, ce Juif se mit à s’appauvrir régulièrement, avant de tendre la main.

En entendant cette histoire, nous avons pensé à ce qui est rapporté au sujet du roi Yéoyakim.

Alors qu’il siégeait sur son trône royal, on lui apporta le rouleau ordonné par Hachem à Yérmiyahou (le prophète Jérémie). Il entra dans une violente colère, et se plaignit d’être dérangé pendant qu’il se reposait dans ses appartements d’hiver, le neuvième mois. Au même moment, il était près de sa cheminée. Il s’empara du rouleau et le jeta au feu.

Après cet acte de Yéoyakim, Hachem ordonna au prophète Yérmiyahou d’écrire un autre rouleau en y ajoutant des paroles dures.

Quelle fut la fin du roi Yéoyakim ?

Le Midrach Vaykra Rabba raconte : « Lorsque Nabuchodonosor vint détruire Jérusalem, il le soumit à la torture ».

Nos Sages ont dit : « Il lui a détaché la chair morceau par morceau et l’a jetée aux chiens pour qu’ils la mangent ».

C’est pourquoi nous serons très prudents ces jours-ci, puisque la destruction du premier comme du deuxième Beth Hamikdach ont eu lieu le même jour, ainsi que l’expulsion d’Espagne, de France, ainsi que beaucoup de tragédies.

Nous pouvons nous demander pourquoi tous ces événements tragiques se sont produits tout particulièrement à cette date. Hakadoch Baroukh Hou nous rappelle, à chaque occasion où l’oubli semble s’imposer, la gravité et l’actualité de ce jour.

 

Fin de l’article « Souvenir destruction Beth Hamikdach »

8 réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.