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L’amour de Dieu (d’Hachem) – Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shalita

L’amour de Dieu

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A quelques jours de Chavouot, nous nous permettons de vous solliciter afin de soutenir de nombreuses familles qui sont en extrême difficulté.

Pour ce faire suivez le lien ==> Paniers de Chavouot

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Ce chapitre est dédié à la mémoire et à l’élévation de la néchama de mon mari et notre père Victor Maurice Hai Moshé Smila, qu’il puisse reposer en paix auprès des tsadikim dans le Gan Éden

Amen.

ת.נ.צ.ב.ה

אל נא רפא נא לה

Ce chapitre est dédié à la guérison complète de Batcheva Boubli bat Esther Tangui ainsi que de Yoni François Zagroun ben Sarah Boubli qu’Hachem leur accorde une bonne santé très rapidement

Amen.

 

Extrait du livre Hazon Yoshiahou – Le code de la vie Tome 1 de Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shlita (Chapitre 2 L’amour de Dieu)

Pour la Réfoua Chéléma du Rav Yoshiahou Yossef Pinto Shlita ben Zahrie.

Pour  un Zivoug Yaffé pour Léa bat Dina Routh

Nous vous suggérons d’étudier d’autres articles issus du livre sus-mentionné (du tome 1):

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Rav Yoshiahou Pinto. L’amour de Dieu (L’amour d’Hachem)

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L’amour d’Hachem (L’amour de Dieu)

אהבת ה‘

 

Combien notre mérite est grand de résider en Israël durant cette sainte période précédant la fête de Chavouot. Cette terre d’Israël où les grands de notre peuple embrassèrent jadis les pierres en récitant ce verset du Téhilim 102 -Verset 15 :

”כי רצו עבדיך את אבניה ואת עפרה יחוננו“

Car tes serviteurs affectionnent ses pierres et ils chérissent jusqu’à sa poussière.”

Nous avons mérité, comme je l’ai mentionné précédemment, de résider en Israël en compagnie de nos chers amis, élèves, et tous ceux qui écoutent nos enseignements.

Chaque fois que nous nous apprêtons à voyager pour New York, l’amour et l’attachement que nous avons pour notre terre, et l’air qu’on y respire, nous retiennent un peu plus. Nous avons pris sur nous de nombreux engagements en cette période proche du don de la Torah ; en l’occurrence dans notre manière de servir Hachem, dans la façon de diriger notre sainte communauté, ainsi que dans d’autres différents domaines.

Nous avons d’ailleurs en mémoire durant ces trois jours essentiels précédant Chavouot, et en cette veille de la Hilloula du saint Baal Chem Tov, (lumière d’Israël), disparu il y a environ 250 ans, le 6 sivan, l’anecdote que je me propose de vous raconter.

Un jour, du ciel, on fit savoir au saint Baal Chem Tov de se rendre à la ville de Kitov s’il désirait voir un homme servant uniquement Hachem de manière exceptionnelle.

Comme à l’accoutumée et de manière surnaturelle, le Baal Chem Tov arriva en un éclair (par le phénomène miraculeux de קפיצת הדרך ) à Kitov.

C’est alors qu’il vit un berger du nom de Rabbi Meir qui se tenait sur une montagne en répétant de toute son âme : “Maître du monde, je t’aime tellement que je voudrais te servir en faisant quelque chose pour toi, mais que pourrais-je t’apporter alors que je ne peux guère étudier Ta Torah. La seule chose que je puisse faire, c’est de jouer de ma flûte en ton honneur. Notre berger sortit alors sa flûte et joua jusqu’à l’épuisement pour la gloire d’Hachem, si bien qu’à bout de force, il finit par s’évanouir.

Lorsqu’il retrouva connaissance, rempli d’enthousiasme, il répéta à nouveau : “Maitre du monde, j’ai joué de ma flûte devant toi, mais que peut bien représenter face à ton infinie grandeur, Toi créateur de tous les mondes, cet acte si petit”.

C’est alors qu’il commença, à courir çà et là en s’exclamant :

“Maitre du monde, je dois absolument faire quelque chose de beaucoup plus grand pour Toi, mais que puis-je bien faire pour la gloire de Ton saint nom ?

Finalement, il déclara : “je vais effectuer une danse très spéciale devant Hachem”. C’est alors que le berger commença à faire de nombreuses cabrioles tout en proclamant : “il ‘ y a que cela que je puisse réaliser pour Toi ; j’espère de tout mon cœur Te donner satisfaction”.

Ainsi fit-il de nombreuses fois jusqu’à en perdre connaissance. En se réveillant, il formula de nouveau : “Maitre du monde, que puis-je accomplir de plus pour Toi ? J’ai déjà joué de la flûte, dansé de toute mes forces, que peuvent bien représenter ces actions devant Ta suprême majesté à laquelle les anges adressent chaque jour des louanges.

Tout en adressant ce message au créateur, il ajouta qu’il lui donnerait tout ce qu’il avait en sa possession. Il sortit alors une toute petite pièce de sa poche et avec enthousiasme il s’exclama : ”maître du monde, de la même manière que tu acceptes l’offrande du pauvre, accepte je t’en prie mon modeste présent également”. Il prit alors sa petite pièce et la lança vers le ciel. En observant cette situation peu commune, le Baal Chem Tov témoigna qu’il vit soudain “une main de feu” sortir des cieux recevoir la pièce du berger. Malgré tout cela, Rabbi Meir n’était guère satisfait du cadeau qu’il offrit à Hachem. Il conclut sa discussion avec l’éternel en ces termes : ”si j’ai fait un jour une Mitsva m’accordant ma part au monde futur, que cette part Te soit offerte, accepte là je t’en prie de bonne grâce mon dieu”.

C’est ainsi que le Baal Chem Tov put véritablement comprendre le sens du verset du Chéma Israël déclarant :

”ואהבת את ה’ אלוקיך בכל לבבך ובכל נפשך ובכל מאודך“

tu aimeras Hachem ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tous tes moyens ». En effet, la plus grande marque d’amour et de sacrifice pour Dieu, est d’être prêt à lui offrir notre part au monde futur, et par conséquent de ne rien garder pour nous. De cette merveilleuse histoire, l’homme doit apprendre à consacrer avec joie et de toutes ses forces, les facultés et moyens dont il dispose pour servir son créateur.

De nombreuses personnes donnent de la Tsédaka, et cette dernière a certainement une grande valeur au yeux d’Hachem. Cependant, le plus haut niveau spirituel n’est atteint que lorsque l’homme donne cette Tsédaka avec joie et ferveur, étant même prêt à abandonner la récompense de cette Mitsva pour l’offrir à Hachem. Ce principe rejoint l’enseignement de la Michna des maximes des pères (Pirké Avot michna 3, chapitre 1) enseignant :

”אל תיהיו כעבדים המשמשים את הרב על מנת לקבל פרס… ויהי מורא שמים עליכם“

Ne soyez pas à l’image du serviteur servant le maître afin de percevoir un salaire… et que la crainte des cieux soit sur vous ”. Or une question se pose sur cette michna : Quel rapport trouvons-nous entre l’injonction que “la crainte des cieux soit sur vous” et la première ordonnance de la michna citant : “ne soyez pas comme des serviteurs servant le maître afin de percevoir un salaire ?”.

Réponse :

De nombreuses personnes prétendent agir exclusivement par amour pour Hachem ( לשם שמים ), sans intérêt personnel. Ils sacrifient leur famille pour servir Hachem, pour leurs Yéchivot, pour l’accomplissement des Mitsvot. Cependant, tous ces propos ne restent et ne se résument qu’à des mots vides d’une authentique crainte de Dieu. Par conséquent, Antignos le Maître de cette Michna ajoute :  ”ויהי מורא שמים עליכם “Et que la crainte des cieux soit sur vous”, comme pour nous enseigner que le seul moteur de nos actions doit être de craindre et de satisfaire uniquement et sincèrement notre créateur.

Extrait du livre Hazon Yoshiahou (Tome 1) – Le code de la vie. Il s’agit du chapitre 2: L’amour d’Hachem -L’amour de Dieu. Rav Yoshiahou Pinto

Le site officiel du Rav

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